Le contrat première embauche se fixe pour objectif d’ouvrir aux jeunes une voie plus rapide et plus sûre à un emploi stable. Le CPE s’inspire du succès rencontré par le contrat nouvelle embauche (CNE) pour lequel plus de 360 000 contrats ont été signés depuis août 2005 et un tiers de nouveaux emplois créés.
Il concerne les jeunes de moins de 26 ans dans les entreprises de plus de 20 salariés. Le CPE permet à un jeune d’être embauché directement en contrat à durée indéterminée avec un salaire identique à celui de n’importe quel salarié et une période de consolidation dans l’emploi de deux ans. Au cours de cette période, il est possible au salarié comme à l’entreprise de rompre unilatéralement et sans justification le contrat, à l’exception de motifs discrétionnaires comme l’origine, le sexe, la santé, la grossesse, les convictions, etc.
EMPLOI DES JEUNES : UNE SITUATION INACCEPTABLE
- Le taux de chômage des moins de 26 ans atteint 22,7% fin 2005 - Un jeune met en moyenne 8 à 11 ans avant de trouver un emploi stable, soit le double de chez nos voisins européens. - 70% des jeunes qui trouvent un emploi sont embauchés en CDD, de moins d’un mois dans 50% des cas, ou en intérim, pour des périodes de 15 jours en moyenne. - 56% des jeunes n’ont pas accès à l’indemnisation chômage C’est dans cet état de fait que réside la vraie précarité des jeunes.
UN CONTRAT ANTI-PRECARITE
Contrairement à la désinformation orchestrée par les socialistes, davantage préoccupés à conquérir un électorat qu’à défendre l’avenir des jeunes, un jeune en CPE ne peut être licencié dans n’importe quelles conditions.
Des garanties spécifiques sont prévues pour apporter au jeune plus de sécurité :
•les stages, missions d’intérim, contrats en alternance, CDD déjà effectués par un jeune dans l’entreprise sont décomptés des 2 ans de consolidation. Exemple : un jeune qui aurait fait 6 mois de stage et 6 mois de CDD dans l’entreprise n’a plus que 12 mois de période de consolidation. Par ailleurs, la période probatoire de deux ans peut être raccourcie après accord de branche ou d’entreprise.
•A son échéance, le CPE devient un CDI
•le droit individuel à la formation est ouvert dès la fin du 1er mois (et non après un an d’ancienneté comme c’est le cas dans les autres contrats) ;
•la protection du salarié est renforcée en cas de licenciement : le préavis est obligatoire et augmente avec l’ancienneté dès la fin du 1er mois (2 semaines pour une ancienneté de moins de 6 mois, un mois pour une ancienneté comprise entre 6 mois et 1 an).
En cas de rupture du CPE après 4 mois, le jeune aura droit, en plus de l’indemnité de rupture (égale à 8% du montant totale de la rémunération brute), à une allocation de 460 euros par mois, financée par l’Etat pendant 2 mois, quand il ne peut prétendre à l’assurance-chômage.
- Le salarié bénéficie d’un accompagnement renforcé de la part du service public de l’emploi, financé en outre par l’employeur qui devra verser une contribution égale à 2% du montant de la rémunération brute aux Assedic ;
- Pour faciliter l’accès au logement, les possibilités offertes par Locapass sont systématiquement proposées aux titulaires du CPE. Les banques considèrent déjà le CNE comme un CDI, le Gouvernement s’assurera que ce soit également le cas pour le contrat première embauche.
Le Premier ministre va renforcer le dispositif actuel par trois nouvelles garanties. Celles-ci seront négociées avec les partenaires sociaux dans le cadre de la loi (l’article 8 prévoit cette possibilité).
- Chaque jeune qui le souhaite pourrait se faire conseiller et aider par un «référent» pendant deux ans - En cas de rupture prématurée du contrat, le salarié bénéficierait pendant trois mois d’un complément de rémunération qui viendra s’ajouter à l’allocation chômage et lui permettrai de suivre une formation. - Tous les six mois, le CPE fera l’objet d’une évaluation avec les partenaires sociaux, dans le cadre par exemple du Conseil d’Orientation pour l’Emploi.
Il n'y a pas meilleur argument en faveur du CPE que le simple rappel de ce qu'il contient.
A la fois pour ceux qui, comme moi, sont des militants convaincus, mais également pour ceux, étudiants ou autres, à qui on raconte un peu n'importe quoi ces derniers jours et qui colportent eux mêmes de fausses informations, pas nécessairement par esprit partisan, mais tout simplement par méconnaissance de ce contrat qui fait tant parler.
Expliquer, rapeller, rectifier, calmement et sans passion : nous avons tous un rôle important à jouer.
Encore bravo !
Alain AUZET
Commentaire n°1
posté par
Alain AUZET
le 20/03/2006 à 08h38
Quelle triste nouvelle ce jour!
Alors que le CPE après relecture m'apparaît toujours aussi bénéfique et limpide, les actes de grèves et de blocus à l'intérieur des lycées de ce canton se multiplient!
Moissy-Cramayel : Alors que par mesure de sécurité la proviseure de l'établissement décidait ce matin de ne pas ouvrir les portes du lycée ( des éléments perturbateurs et violents étant attendus à 10h30 en provenance de Savigny-Le-Temple), un petit groupe de lycéen d'environ une dizaine de personne avait affiché des banderoles contre le CPE et bloquait de toute manière l'accès à l'établissement. Cet acte illégal et qui va à l'encontre de toutes les libertés les plus fondamentales a été mis en place de façon illégitime, puisque personne ne fût consulté sur le sujet auparavant. Une "assemblée générale" a toutefois été mise en place à 16h, les élèves étant informés de sa tenue par de petites affichettes placées sur les grilles du lycée, sur lesquelles étaient écrit : "pour voter la continuité du blocus". Les professeurs regardaient patiemment la scène de l'intérieur du lycée, souihaitant rester neutre, mais à l'écoute de ce que chacun avait à dire. La proviseure nous a une nouvelle fois assurer du bien-fondé de sa décision, prise selon elle, afin "d'assurer la sécurité de chacun". Après que des heurts se soient déroulés à Savigny et que tout évènement violent prévisible au Lycée ait été écarté, l'assemblée générale s'est déroulée... Le nombre exact de participants est difficile à déterminer, mais le vote s'est terminé à Tous contre 4 enfaveur du blocus. Résultat, aucun cours ne sera dispensé mardi à La mare Carrée alors qu'une autre Assemblée générale prévue à 8h30 mardi, décidera du sort de la journée de mercredi....
Combs-La-Ville: Mes informations sont plus vagues et moins sûres. Toutefois il semblerait que des incidents se soient déroulés entre ban,des de casseurs et force de l'ordre, aux alentours du lycée. Il semblerait aussi que le lycée ait été saccagé. Les cours sont semblent-ils assurés demain.
Bravo pour cette explication détaillée du CPE.
Il n'y a pas meilleur argument en faveur du CPE que le simple rappel de ce qu'il contient.
A la fois pour ceux qui, comme moi, sont des militants convaincus, mais également pour ceux, étudiants ou autres, à qui on raconte un peu n'importe quoi ces derniers jours et qui colportent eux mêmes de fausses informations, pas nécessairement par esprit partisan, mais tout simplement par méconnaissance de ce contrat qui fait tant parler.
Expliquer, rapeller, rectifier, calmement et sans passion : nous avons tous un rôle important à jouer.
Encore bravo !
Alain AUZET
Quelle triste nouvelle ce jour!
Alors que le CPE après relecture m'apparaît toujours aussi bénéfique et limpide, les actes de grèves et de blocus à l'intérieur des lycées de ce canton se multiplient!
Moissy-Cramayel : Alors que par mesure de sécurité la proviseure de l'établissement décidait ce matin de ne pas ouvrir les portes du lycée ( des éléments perturbateurs et violents étant attendus à 10h30 en provenance de Savigny-Le-Temple), un petit groupe de lycéen d'environ une dizaine de personne avait affiché des banderoles contre le CPE et bloquait de toute manière l'accès à l'établissement. Cet acte illégal et qui va à l'encontre de toutes les libertés les plus fondamentales a été mis en place de façon illégitime, puisque personne ne fût consulté sur le sujet auparavant. Une "assemblée générale" a toutefois été mise en place à 16h, les élèves étant informés de sa tenue par de petites affichettes placées sur les grilles du lycée, sur lesquelles étaient écrit : "pour voter la continuité du blocus". Les professeurs regardaient patiemment la scène de l'intérieur du lycée, souihaitant rester neutre, mais à l'écoute de ce que chacun avait à dire. La proviseure nous a une nouvelle fois assurer du bien-fondé de sa décision, prise selon elle, afin "d'assurer la sécurité de chacun". Après que des heurts se soient déroulés à Savigny et que tout évènement violent prévisible au Lycée ait été écarté, l'assemblée générale s'est déroulée... Le nombre exact de participants est difficile à déterminer, mais le vote s'est terminé à Tous contre 4 enfaveur du blocus. Résultat, aucun cours ne sera dispensé mardi à La mare Carrée alors qu'une autre Assemblée générale prévue à 8h30 mardi, décidera du sort de la journée de mercredi....
Combs-La-Ville: Mes informations sont plus vagues et moins sûres. Toutefois il semblerait que des incidents se soient déroulés entre ban,des de casseurs et force de l'ordre, aux alentours du lycée. Il semblerait aussi que le lycée ait été saccagé. Les cours sont semblent-ils assurés demain.